Plan détaillé minuté de "Révolution monétaire"

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Plan détaillé et minuté de "Révolution monétaire" - Débat entre Étienne Chouard, Stéphane Laborde et Jean-Baptiste Bersac ...travail en cours...
  1. Création Monétaire, site de Stéphane Laborde, pluridisciplinaire, il a été prof de math, salarié, entrepreneur, ingénieur passionné de sciences, d’échec et informatique.
  2. Devises, l’irrésistible émergence de la monnaie livre de Jean-baptiste Bersac, étudiant à l’École aux Hautes Études en Sciences Sociales, spécialiste de la théorie monétaire du Néo-Chartalisme.
  3. Site d'Étienne Chouard, professeur d’économie et de droit dans un lycée à Marseille, blogueur et conférencier.

Sommaire

Révolution monétaire - Débat entre Etienne Chouard Stéphane Laborde et Jean Baptiste Bersac
Monnaie, dette, création monétaire, chartalisme, néochartalisme, monnaie libre.

Le débat a été organisé et filmé par le 4ème singe ainsi que le Cercle des Volontaires.

  • Plan détaillé minuté de "Révolution monétaire"
FICHE : Révolution monétaire - Débat entre Etienne Chouard Stéphane Laborde et Jean Baptiste Bersac
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1 (0:00:00) Présentation et introduction

1.1 Aider à la prise de conscience - Lien entre les souverainetés monétaire et politique

Ce débat servira à aider les gens à faire monter leur niveau de conscience sur ces deux thèses très prometteuses que sont le Chartalisme et la Théorie Relative de la Monnaie.
La participation aux décisions politiques n'est possible qu'après avoir garanti une souveraineté monétaire.
Si on est dépendant monétairement, la politique n'est qu'une fiction et on n'a pas la souveraineté.

1.2 But de la présentation du Chartalisme et de la TRM : chercher des moyens plus justes de financement de l'économie

Il est important de chercher des moyens de financement de l'économie qui soient plus justes que les moyens actuels, cela passera par une définition de la monnaie différente de l'actuelle et un diagnostic de ce qui ne va pas dans le système actuel.

1.3 (0:03:47) Origine de la TRM : méthode scientifique et recherche de la cause du dysfonctionnement (S Laborde)

La Théorie relative de la monnaie est une approche théorique qui révèle certains résultats sur les possibilités monétaires.
En analysant l'économie telle qu'elle est on s'aperçoit que l’économie ne fonctionne pas comme on pourrait supposer qu'elle devrait fonctionner.
La méthode scientifique permet de comprendre et de trouver les causes, chercher les causes profondes et trouver des solutions et des réponses.
Toute approche scientifique doit être réfutable, falsifiable : si d'expérience il s'avère que ce que l'on croyait être bon, juste et correct, efficace scientifiquement ne marche plus, ce n'est pas l'expérience qu'il faut modifier mais la théorie, il faut alors changer les concepts.

2 (0:09:52) Définition de la monnaie

2.1 Monnaie : des signes comme moyen d'échange qu'un corps social se donne (E Chouard)

La monnaie c'est les signes monétaires qu'un corps social, une multitude qui fait société et qui décide de vivre ensemble, décide de se donner.
Les signes monétaires sont un moyen d'échange, un moyen de conserver de la valeur.
Une société se donne des signes monétaires immatériels mais des signes.

2.2 (0:10:42) Monnaies comme moyens de paiement et monnaie préférentielle - étalon universel de la valeur - en tant que monnaie de référence : la monnaie de l’État souverain (J-B Bersac)

Toutes les monnaies sont certes des moyens de paiement qui servent simplement à payer, c'est le propre de la monnaie, et donc à s'épargner de tous les inconvénients du troc, là on a un moyen universel, mais toues les monnaies ne sont pas égales.
Il y a une monnaie qu'on constate qui domine toutes les autres c'est la monnaie acceptée par l’État en payement de ses impôts.
Les impôts étant obligatoires, ma monnaie en question devient obligatoire et devient la monnaie préférentielle.

Quand on a choisi un étalon universel de la valeur on ne va pas multiplier les étalons universels, sinon cela contredit le but ; donc la monnaie de l’État domine et ceci sur chaque territoire où il y a une communauté, un groupe social considéré ; exemple du Canada avec le Dollar canadien par rapport au Dollar américain ou le Mexique avec le Peso mexicain par rapport au Dollar américain.
Sur un territoire donné, la monnaie sert de référence, c'est bien celle de l’État souverain sur ce territoire.

2.2.1 (0:12:00) Monopole de l’État car pacte social institutionnalisé via cet État

  • Question (E Chouard) : Par son autorité, du monopole qu'à l’État de la force publique ? l’État en assure le monopole ?
  • Réponse (J-B Bersac) : Cette communauté est adossée à un pacte social qui est institutionnalisé via cet État, et donc il fonctionne d'abord par les monnaies que ce pacte social s'est choisies.

2.2.2 (0:12:19) Coercition et consentement : puissance arbitrale par manque d'harmonie entre les personnes

  • Remarque (E. Chouard) : Comme l’État fait payer ses impôts avec cette monnaie, si les gens acceptent de payer un impôt c'est parce qu'on les y oblige, ils y ont consenti mais c'est la plupart du temps parce qu'il y a une gendarmerie.
  • Réponse (J-B Bersac) : Il y a toujours un mélange de consentement et de coercition.
    On ne parvient jamais à un parfait unanimisme qui permettrait effectivement sans la moindre coercition de faire "payer l'impôt" ; mais si tout le monde était parfaitement harmonieux les uns avec les autres il n'y aurait pas besoin de puissance arbitrale.
Si on essaie la puissance brute à elle-seule, cela ne marche pas, même un état policier comme l'URSS. S'il n'y a pas un minimum d'idéal pour que les gens décident de jouer le jeu un minimum, un noyau pour tenir les autres, cela s’effondre.
Donc il y a toujours un mélange des deux selon des proportions variables.

2.3 (0:13:24) Monnaies en tant que protocoles - ensemble de règles et de conventions d'échange acceptés par une communauté monétaire (S Laborde)

La monnaie est bien plus un protocole.
C'est quoi un protocole ?
C'est un ensemble de règles, de conventions d'échange.

  • Selon la Théorie relative de la Monnaie la monnaie est valeur universelle d'échange au sein d'une communauté d'une zone monétaire, pour l'ensemble des individus qui font partie de cette zone monétaire. Cela ne veut pas dire universel au sens absolu mais au sein des zones qui l'ont acceptée.

Il y a donc pas la monnaie, mais des monnaies qui constituent des protocoles acceptés par une communauté monétaire.

2.3.1 (0:15:45) Exemples de monnaies : l'Euro, " Breloques, Sceaux de guerre, pièces d'or" de World of Warcraft, Bitcoin - trois monnaies non libres

Trois exemples :

  • La monnaie dominante
C'est une monnaie qui se crée sur la base d'émission d'une monnaie qu'on qualifie par exemple en Euro en échange de titres de dette.
Il y a un double flux : je m'endette et je reçois des euros en particulier. La somme des deux fait zéro mais il y a bien une masse monétaire qui circule.
C'est un principe, et qui suit certaines règles : certains peuvent obtenir des euros, certains ne peuvent pas. Le système est asymétrique.
  • Le jeu World of Warcraft
Il y a une monnaie numérique au sein du jeu, elle existe mais n'est pas matérielle, elle est numérique. Au sein de ce jeu il y a un marché intérieur avec des prix libres.
A l'extérieur du jeu, dans le monde réel, les joueurs vendent, échangent naturellement sans force de coercition avec un taux de change qui s'établit entre la monnaie du jeu et la monnaie du monde réel, le taux évolue au cours du temps. Certains obtiennent dans le jeu de l'argent du jeu et le revendent à l'extérieur pour obtenir de la monnaie officielle qu'ils peuvent dépenser dans la vie réelle. ils ont créé de la monnaie par ce biais là.
les règles de création monétaire sont contrôlées par l'éditeur du jeu.
  • Le bitcoin
C'est une monnaie avec certaines caractéristiques, des règles de création mathématiques et la quantité de cette monnaie est finie. Elle peut être aussi considéré comme une monnaie.

Ces trois systèmes monétaires là ne sont pas des systèmes monétaires libres, c'est ce que démontre la théorie relative de la Monnaie.

2.3.2 (0:20:15) Existe-t-il la possibilité de monnaies libres ? La réponse est oui

Parmi tous les codes monétaires possibles, est-ce qu'il existe des monnaies qui peuvent être libres ?
Est-ce qu'il existe parmi tous ces codes monétaires, un code monétaire qui soit libre car respectant un certain nombre de principes fondamentaux définissant la liberté ?
La réponse bien que pas évidente est OUI.

Cela ne veut pas dire qu'il faut absolument l'utiliser mais que ceux qui veulent utiliser un code monétaire libre peuvent le faire puisqu'il existe. C'est ce que la théorie relative de la Monnaie montre sur une démonstration essentiellement mathématique et économique.

3 Critiques principales du système et de l'organisation monétaires actuels

3.1 (0:21:49) La croyance dans l'obligation du "DÉFICIT ZÉRO" - crédit bancaire, déficit public, restriction de la monnaie : la théorie libérale (J-B Bersac)

Le problème principal du système monétaire actuel c'est qu'on essaie de faire croire que nous fonctionnerions tous par le crédit bancaire, que ce serait ça la monnaie ; et du coup on essaie de forcer l'utopie des gens.
Concrètement cela donne l'obligation du déficit zéro.
Vous êtes censés tous de vous financer via le crédit bancaire donc le déficit public c'est un financement excédentaire, cela fait de l'inflation, ce n'est pas bien.
Et si cela n'en fait pas cela veut dire qu'on vous a empêché de vous financer vous-mêmes par les banques donc que le marché privé n'a pas pu être aussi efficace qu'il aurait dû. C'est toute la théorie libérale défendue par les libéraux.
Et on se retrouve sans l'aporie actuelle où on essaie de restreindre la monnaie que donne l’État pour payer les impôts.

or justement, les gens pour payer cet impôt obligatoire, qui est obligatoirement dans cette devise publique, il son besoin qu'on leur fournisse cette devise publique. On ne peut soi-même créer cette devise publique sous peine de faux monnayage.

3.1.1 (0:23:11) Milton Friedman (fondateur du mouvement monétariste libéral) et les libertés individuelles - manque de foi et omniscience

Comme le disait Milton Friedman : si vous critiquez le marché c'est que vous manquez de foi dans la capacité des libertés individuelles à tout régler.
Les libéraux ont la foi que le marché c'est l'ordre.
Dans leur théorie il n'y a pas de crise, les gens sont omniscients, capables de calculer tous les échanges.
Or dans la vie on n'a pas cette capacité de calcul et on a une rationalité beaucoup plus limitée qui consiste à viser large, pour investir par exemple, on se constitue une épargne et quand cela ne marche pas on puise dans cette épargne pour éponger les pertes. mais il faut pouvoir se constituer une épargne.

3.1.2 (0:24:21) Or l’État pour se constituer une épargne doit donner plus de devises qu'il n'en prend

L’État veut justement que son économie puisse se constituer une épargne, il est obligé de donner plus de devises qu'il n'en reprend par les impôts et cette différence c'est précisément l'épargne de l'économie à l'euro près.

3.2 (0:24:45) Déséquilibres entre la création monétaire, l'épargne et l'impôt (E Chouard, J-B Bersac)

  • Remarque (E Chouard)
Quand l’État dépense, il crée la monnaie, quand il prend les impôts il détruit la monnaie et ce que font les gens avec la monnaie c'est leurs échanges sans l'épargne ; cela correspond exactement à ce que l’État a créé.
Si les gens se mettent à épargner, l’État ne pourra pas détruire autant d'argent parce qu'il y aura de l'argent resté dans le système.
  • Réponse (J-B Bersac)
Si l’État joue très juste, il injecte juste autant de monnaie qu'il n'en exige par l'impôt.
Et si dans l'économie quelqu'un épargne un peu, cela veut dire que quelqu'un d'autre dans l'économie ne pourra pas trouver toute la monnaie nécessaire pour ses propres impôts.
Si l’État veut que son économie fonctionne bien c'est le but de la devise publique : faciliter plutôt que réquisitionner les biens et les services nécessaires au bon fonctionnement de l’État - on facilite les choses, on récompense ceux qui font fonctionner l’État et on impose ceux qui peuvent payer.
  • Conclusion (E Chouard)
Pour que cela marche il faut que l’État dépense ce qu'il collecte en impôt plus le désir d'épargne de façon que lorsque les gens épargnent cela ne prive pas les autres de monnaie.

3.3 (0:26:24) Le problème de la demande globale : pouvoir d'achat et production, manque de monnaie (E Chouard, J-B Bersac)

  • Remarque (E Chouard)
Quand les gens épargne ils posent un problème de disponibilité des signes monétaires ; s'il n'y a plus un acteur capable d'en remettre pour que les gens procèdent à leurs échanges cela implique un manque de monnaie.
  • Réponse (J-B Bersac)
Cela s'appelle "le problème de la demande globale".
  • Y a-t-il suffisamment de pouvoir d'achat pour acheter la production qu'on désire faire et encore plus, la production qu'on a faite ?

Ce problème est un problème récurrent en période libérale, cela remonte au moins au XIXe siècle.

3.3.1 (0:27:17) Favoriser la production (libéraux)/ Donner du pouvoir d'achat (Chartalisme) (J-B Bersac)

Avec la théorie de l'économie de l'offre, les libéraux prétendent qu'en favorisant la production on va régler tous les problèmes et que la production génère la demande nécessaire alors qu'en fait comme Keynes, le le chartalisme, dirait plutôt qu'il faut solvabiliser la demande, c'est à dire qu'il faut donner du pouvoir d'achat aux gens pour que le système fonctionne.

3.3.2 (0:28:00) Pour les libéraux la monnaie est tabou, "la monnaie voile" car il y a une communauté - du collectif - et non de l'individualisme ; valeur par la production (J-B bersac)

Pour les libéraux la monnaie est un tabou parce que la monnaie c'est justement à la fois quelque chose qui est au cœur du marché, c'est comme le sang du marché, cela irrigue tout et c'est essentiel ; et, en même temps c'est quelque chose de collectif, cela n'a de sens qu'au sein d'une communauté.
Cela est traumatisant pour eux qui sont individualistes.
Au cœur du fonctionnement du marché qui est censé tout harmoniser et nous débarrasser de l’État, il y a du collectif. c'est inacceptable pour les libéraux et ils ont toujours essayé de nier la monnaie, "la monnaie voile".

"si vous produisez quelque chose de valeur forcément cela apporte cette valeur au marché donc tel financement pour cette valeur."

En fait, non :

or on peut se dire telle chose a de la valeur mais si je n'ai pas envie d'emprunter car c'est trop risqué, je ne veux pas investir dedans, je préfère ne pas me fragiliser financièrement, ne pas m'engager à faire des paiements dont je ne suis pas sûr que je trouverais de quoi rembourser."

Le moyen de paiement n'est pas intégré à la chose à payer, c'est deux choses bien distinctes. la monnaie n'est pas qu'un voile et il faut étudier certes l'économe réelle et aussi la monnaie qui est en lien entre les deux.

3.4 (0:29:34) Croyance que les seuls créateurs légitimes sont les banques et traitement de la dette publique (E Chouard, J-B Bersac)

  • Remarque (E chouard)
Le fait qu'on essaie de nous faire croire que les seuls créateurs légitimes de la monnaie sont les banques et que l’État ne peut pas l'être, surtout pas l’État, est probablement le problème le plus grave.
  • Réponse (J-B Bersac)
oui, cela est flagrant sur le traitement de la dette publique.

Les systèmes monétaires actuels ont adopté le fonctionnement suivant :

l’État est censé ne pas devoir créer de monnaie
donc on va dissocier de l’État la Banque Centrale et parfois on ne va même plus l'appeler l’État,
on va opposer l’État et Banque Centrale et la banque Centrale sera la seule à pouvoir créer la devise qui est toujours aussi indispensable car il y a toujours les impôts seulement en cette devise
et on va même interdire à l’État d'emprunter directement auprès de sa banque centrale.

Du coup on va dire : "voyez l’État par les marchés donc c'est bien les marchés qui créent la monnaie puisque l’État pour se financer a besoin de passer par les marchés." Ce qui est fallacieux puisque les marchés eux-mêmes n'étant toujours pas capables de créer cette devise vont voir la banque Centrale avec la dette publique et que la Banque Centrale échange cette dette publique contre des devises. et c'est ainsi que les banquiers commerciaux privés ont la devise publique dont l’État avait besoin.

3.4.1 (0:31:10) L'article 123 du traité de Lisbonne : les banques privés s'imposent comme intermédiaires pour la création monétaire, conséquences sur la dette publique (E Chouard, J-B Bersac)

  • Remarque (E Chouard)
Cela veut dire que les banques privées s'imposent comme intermédiaires obligés dans un processus qui reste la création par l’État de la monnaie mais en passant par le racket de gens non nécessaires mais qui arrivent à s'imposer certainement par corruption politique des acteurs politiques pour l’Europe : c'est l'article 123 du traité de Lisbonne qui interdit à l’État et à toutes les administrations publiques d'emprunter auprès de la Banque Centrale.
  • Réponse (J-B Bersac)
Souvent on dit que les marchés privés décident du taux d'intérêt sur la dette publique. En fait, non.

Si on regarde les courbes, on voit que les taux d'intérêt sur la dette publique suivent exactement le taux directeur de la Banque Centrale et le taux directeur de la Banque Centrale est décidé administrativement, en petit comité.
C'est l’État en fait qui décide arbitrairement.

3.4.2 (0:32:05) Rembourser la dette publique ? Lien entre crise systémique et remboursement de la dette publique (E Chouard, J-B Bersac)

  • Remarque (E Chouard)
Aujourd'hui on est en train de prétendre dans tous les pays du monde, les acteurs politiques au service des banquiers privés sont en train de prétendre partout sur Terre que les états doivent rembourser leur dette publique.

Or dans les travaux des Chartalistes on trouve cette information incroyable que à chaque fois que les États-Unis ont remboursé la dette publique cela a déclenché une crise systémique majeure et ça se comprend du fait que quand l’État rembourse, au niveau de l’État cela fait beaucoup d'argent, cela fait une grosse destruction d'argent brutalement - les sociétés américaines en l'occurence ont manqué d'argent quand l’État a essayé de rembourser la dette.

  • Réponse (J-B Bersac)
On le voit universellement et c'est flagrant pour le cas des États-Unis parce que historiquement, depuis leur indépendance jusqu'à aujourd'hui, six grandes dépressions 1819, 1837, 1973, 1893, 1929 et les six périodes où l’État Fédéral américain a essayé de rembourser le plus sa dette publique - ce qu'on nous demande de faire aujourd'hui et qui va nous conduire à la crise puisqu'à chaque coup cela donne une crise - c'est juste avant la dépression.
  • Remarque (E Chouard)
Il ne faut pas que l’État rembourse ses dettes.

3.4.2.1 (0:34:24) Rembourser la dette publique c'est la mort monétaire (J-B Bersac)

L’État est émetteur de la monnaie
En tant qu'émetteur de la monnaie il ne peut fonctionner comme un simple utilisateur.
Lui est obligé de d'abord émettre la monnaie s'il veut pouvoir la reprendre parce que personne d'autre que lui ne l'émettra, c'est le seul émetteur.
Donc, nécessairement, il DOIT ÊTRE EN DÉFICIT.
Et s'il essaie de récupérer ce déficit, cela veut dire qu'il retire de la monnaie de l'économie.
Et si toute la monnaie a été créée par les déficits publics via un système de dette publique, rembourser cette dette publique cela veut dire "saigner à blanc" l'économie de toute sa monnaie.
Donc c'est sa mort monétaire.

  • Remarque (E Chouard)
A chaque fois que l’État rembourse la dette publique, essaie de rembourser la dette publique, c'est une crise systémique majeure parce que nous détruisons trop de monnaie.
les politiciens n'essaient pas en ce moment de rembourser la dette publique avec une intention maligne, ils sont juste igorants. cela n'est pas appris à l'école, les acteurs politiques ne l'ont juste pas appris, ne le savent pas.

3.4.2.2 (0:34:40) Lien entre austérité et inflation (J-B Bersac)

L'austérité n'a un sens que s'il y a inflation.
Quand il n'y a pas inflation c'est stupide.
S'il n'y a pas d'inflation cela veut dire qu'il y a juste assez de monnaie pour la production de l'économie donc il ne faut pas chercher à restreindre.
Mais là on veut restreindre parce qu'on se dit même s'il n'y a pas d'inflation : "Ah oui, mais il faut penser à rembourser la dette publique pour les enfants, les petits enfants" et donc on leur prépare une dépression économique.